Les anecdotes vous rappellent des souvenirs ?

Dans le cadre du centenaire du Scoutisme dans l’Armée du Salut française en 2019, nous recherchons des anecdotes et des témoignages de toutes les époques.

Je suis certain que vous en avez en quantité, alors n’hésitez pas à les communiquer par email à l’adresse anecdotes_pf@ajir-ensemble.com.

Amour propre

Eté 1988, le Camp National PFA arrive au fin fond du Cantal (15) pour la deuxième partie de son camp. Au programme Canoé/Kayak.

Nous arrivons à la base nautique :

  - « Bonjour, nous sommes les scouts de l’Armée du salut »

La jeune femme qui nous reçoit éclate de rire et cela dure un bon moment….. Que faire ? Réagir avec mécontentement ou attendre avec bienveillance que cela se passe. C’est cette deuxième option que je choisis.

Le séjour sur place se passe très bien. Le contact avec les animateurs du centre est très positif. Plusieurs d’entre eux se joignent à nous pour les veillées et assistent aux temps « spis » qui ont lieu en fin de journée juste avant de se coucher.

Au moment de partir, le directeur du centre me dit :

  - « Vous savez, on a eu beaucoup de groupes scouts sur notre base nautique mais dans aucun d’entre eux ne régnait la même atmosphère que chez vous ».

Le personnel de la base nautique avait pu ressentir l’amour de Dieu que nous essayons de vivre dans nos camps.

Heureusement que j’ai ravalé mon amour propre à notre arrivée !

Philippe CLEMENT

 

Gourmandise

Eté 1988, Camp National PFA au fin fond du Cantal (15). Eté très chaud. Beaucoup de guêpes. Un PFA ouvre le pot de confiture de fraises pour le petit-déjeuner. Aussitôt une dizaine de guêpes commencent à virevolter dans et autour du pot de confiture. Notre PFA ne se laisse pas intimider. Il tartine son pain beurré de confiture et ouvre un large bec pour l’engloutir malgré les cris de précautions lancés par son entourage. Ce qui devait arriver arriva… Une guêpe s’engouffra dans la bouche et piqua le PFA au fond de la gorge. Branle-bas de combat. A cette époque pas de téléphone portable. Premier docteur à 20 km, premier hôpital à 50km…. Ouf ! Plus de peur que de mal. Quand nous arrivons chez le docteur, la gorge a enflé mais le docteur nous assure que si rien de fâcheux ne s’est passé pendant le voyage, le risque est désormais minime. Un contrôle à l’hôpital nous le confirmera. Ah ! Gourmandise quand tu nous tiens !

Philippe CLEMENT

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